Scientific blockade
Blocus scientifique – Historique et pièces de conviction
J’ai opté pour ce document annexe pour essayer de faire toute la lumière sur les raisons qui m’ont poussé à créer ce site-web afin de faire connaître à la communauté scientifique les raisons qui m’ont poussé à partager avec eux, les résultats de mes travaux de recherche relatifs à l’hercynien marocain de cette façon. Les quelques documents ci-joints constituent des pièces à conviction, témoignant d’un certain nombre de vérités qui, comme vous allez le remarquer, ne font pas honneur à la science et à la communauté scientifique, notamment les scientifiques français, que je respecte malgré tout. Oui, je les respecte parce que je reconnais que ce sont eux (majoritairement) qui m’ont appris (sans oublier Mr Hajjoub Msougar, ancien directeur de l’Institut Scientifique, qui nous a assuré le cours de géologie générale, pendant ma première année universitaire 1976 – 1977) et m’ont fait aimer la géologie (notamment Yves Cailleux, Pr. Quin, Pr. H. Dué, Pr. Chottin) ; sachant que je n’ai pas appris la géologie avant l’enseignement universitaire. A ce propos, je m’adresse aux responsables du Ministère de l’Education et de l’Enseignement (au Maroc et ailleurs, notamment en France que nous suivons comme modèle) pour leur demander d’alléger au maximum les programmes de l’enseignement de la géologie, au collège et au lycée, où tout le monde souffrent, aussi bien les enseignants que les enseignés, sachant bien que les résultants sont décevants à tous les niveaux et les conditions ne cessent pas de se détériorer.
Voici quelques témoignages écrits avant de jeter un coup d’œil sur le pourquoi de ces agissements, de la part certains géologues français ; agissements qui n’ont rien à voir avec la déontologie et l’esprit scientifique.
A – Professeur André Michard et son équipe ignorent délibérément mes travaux de recherche sur l’hercynien marocain
Le mail ci-dessous, que j’avais envoyé au Pr.André Michard, fait suite à une rencontre à la faculté des Sciences de l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida, à l’occasion du 19ème Colloque de Géologique Africaine international (19th Colloquium of African Geology). On se connaissait depuis la soutenance de ma thèse de troisième cycle, en 1988 ; travail qu’il avait trouvé très intéressant. Travail dont on avait discuté d’une manière générale une fois, toute en roulant dans ma voiture R4 (véhicule 4×4 du géologue marocain), en compagnie de notre ami Yves Cailleux, Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université Mohammed V, comme témoin !! Ce dernier avait siégé comme membre du jury de ma thèse de 3ème cycle…et comme étant sur place à Rabat, il a suivil’évolution des idées relatives à l’hercynien de la Meseta nord occidentale, au fur et à mesure de l’avancée de mes travaux de terrain, dans le cadre la préparation de la thèse d’Etat. Et même après son retour en France, il suivi l’évolution remarquable de ces idées, tout en gardant le secret scientifique qui s’impose. A ce propos, Pr. Yves Cailleux m’avait appris, auparavant, l’analyse et l’interprétation des photo-aériennes, à la faculté des sciences de Rabat, en BG2, au cours de l’année universitaire (1977 – 1978), et il nous a assuré quelques sorties de terrain. .
Ce petit préambule, c’est juste pour dire que le Professeur Michard me connait très bien.
Voici la correspondance par mail entre moi et Michard, après lui avoir envoyé un exemplaire de la thèse et une copie électronique sur CD, avec le Pr. Jean Luc Morel de l’Université Paris VI.
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Re: Thèse
1 destinataires
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De :
À :
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Mercredi 17 Décembre 2003 22h29
Corps du message
Merci de votre message. Je crains cependant de décevoir votre attente, car
je suis malheureusement dans une mauvaise passe, du point de vue santé, et
réserve les quelques forces qui me restent à terminer des choses en cours
dans les Alpes, et à ma famille.
Avec mes salutations les meilleures
A. Michard
> Monsieur le Professeur André MICHARD, bonjour
> Comme je vous ai promis, je vous ai envoyé un
> exemplaire de la thèse avec Monsieur J. L. MOREL qui
> était en mission à l’ENS de Rabat. Vous y trouverez le
> détail des données de terrain qui m’ont permis de
> revoir un certain nombre d’idées et de concepts
> relatifs à l’hercynien marocain. J’attends de vous, en tant que grand
> spécialiste et connaisseur de l’hercynien marocain,
> d’entamer un débat scientifique sur ce sujet qui, je
> suis sûr vous tient tant à cœur.
> Sincères salutations
> A .Lakhloufi
>
> _________________________________________________________________
> Do You Yahoo!? — Une adresse @yahoo.fr gratuite et en français !
> Yahoo! Mail : http://fr.mail.yahoo.com
>
André Michard
Laboratoire de Géologie
24, rue Lhomond,
75231 PARIS CEDEX 05
Tél +33(0)144322290
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Donc, vers de la fin de l’année 2003, le Professeur Michard m’avait répondu qu’il « réserve les quelques forces qui lui restent à terminer des choses en cours dans les Alpes… », et, par conséquent, il ne pouvait pas respecter son engagement pour un « débat » scientifique, suite à notre discussion d’El Jadida, environ une année auparavant. Néanmoins, plusieurs années après, en 2008, le Prof. Michard, en tant qu’éditeur principal (en coordination avec les professeurs Omar Saddiqi, Ahmed Chalouan et Dominique Frizon de Lamotte, comme coéditeurs) a publié un manuel relatif à la géologie marocaine dans l’édition Springer, sous le titre:
« Continental Evolution: The Geology of MoroccoStructure, Stratigraphy, and Tectonicsof the Africa-Atlantic-MediterraneanTriple Junction»
Puis, en 2010, en tant qu’auteur principal (avec plusieurs cosignataires), Michard a publié, dans le Journal Elsevier, un article sous le titre :«The South-Western Branch of the Variscan Belt: Evidence from Morocco»
Je suis content pour le Prof. Michard, ça fait du bien quand même, après tout, il est toujours actif…, néanmoins, ce qui est désolant, voire incompréhensible, c’est que les travaux du Prof. Lakhloufi, relatifs à l’hercynien marocain (nouvelles données scientifiques, à toutes les échelles d’observation) ont été délibérément ignorés et passés sous-silence… Donc, ce qu’a écrit le Prof. Michard dans l’introduction de son livre (Michard et al. 2008) «le grand nombre de références offrant un examen complet et un aperçu de la géologie du Maroc » (cf. ci-dessous,) n’offre pas vraiment un examen et un aperçu complet de l’hercynien marocain… en effet, l’hercynien marocain reste à revoir à la lumière des travaux que nous avons mené dans une région clé, qui est le NW de la Meseta occidentale. Voyons ce que le Pr. Michard a écrit dans l’introduction de son livre de la géologie marocaine de 2008:
« « Ce nouveau livre fournit une vue d’ensemble, actualisée de la connaissance géologique du Maroc, s’appuyant sur les réalisations de ces dernières décennies. Les auteurs rendent hommage à l’œuvre de leurs prédécesseurs avec un grand nombre de références offrant un examen complet et un aperçu de la géologie du Maroc. Après un aperçu de la structure géologique et l’évolution du pays, dans le contexte du continent africain et de la tectonique des plaques péri-atlantique, le livre aborde successivement la ceinture panafricaine avec une interprétation géodynamique raffinée, les événements varisques dans l’Anti-Atlas et le sud du Maroc, ainsi que dans le domaine de la Meseta, le système atlasique, la ceinture du Rif, les bassins atlantiques et mesetiens et plateaux subsahariens, qui se sont développés au cours du cycle alpin, et enfin les dépôts quaternaires » ».
REMARQUE : Je pense que le Prof. Michard n’a pu positionner mon œuvre temporairement et spatialement; est-ce avec les prédécesseurs ou les successeurs et, est-ce au Maroc ou ailleurs? Ou bien ça n’a rien à voir avec l’hercynien marocain, tel qu’il le conçoit !!! Je pense que c’est pour cette raison qu’il n’a pas parlé de mes travaux…
Il s’agit, bien entendu, d’un sérieux problème déontologique ; c’est incompréhensible et totalement inadmissible que de tels agissements émanent d’un éminent professeur et chercheur scientifique…qui est appelé à transcender un tel comportement… à mon sens, ça ne lui convient pas du tout.
Passons maintenant à autre chose, dans le même sens…
B – Tentative de blocage de la publication de mes articles en Espagne
Sans entrer dans tous les détails, un de mes articles, qui n’a pas été accepté pour publication dans la revue CRAS (Compte Rendu de l’Académie des Sciences)…,a été envoyé en Espagne pour publication dans « Boletin de la Real Sociedad Espanola de Historia Natural » (RSEHN), où le staff de l’édition de la revue a donné son avis favorable pour la publication de l’article, avant même l’avis des reviewers. Néanmoins, outre les reviewers espagnols, le staff a jugé bon d’envoyer aussi cet article à deux reviewers français, vue son intérêt scientifique et son originalité, et c’est là où la crédibilité scientifique des examinateurs français a été mise à rude épreuve (voir document à l’appui, ci-joint). En effet, l’un des reviewers français « a catégoriquement refusé la publication du travail », alors que l’autre « n’a pas voulu l’examiné, alors qu’il a envoyé des corrections grammaticales du texte en français ». Le Professeur Miguel Angel De San José, de l’Université de Complutense de Madrid, qui était stupéfait d’un tel agissement de ces scientifiques français, a alors écrit au Pr. Naima Hammoumi (directrice de ma thèse) de l’Université Mohamed V de Rabat pour lui dire :« il est évident que nous nous sommes trompés en choisissant des reviewers qui ont un intérêt scientifique pour cette région, ce qui m’a rappelé la conversation que nous avons eu à Prague au sujet du « racisme » scientifique que tu soutenais et que je refusais ; néanmoins je ne veux pas croire que tout le monde soit ainsi, et en tout cas,nous devons lutter pourqu’il disparaisse, s’il existe ».
C – Constats et témoignages
C’est vraiment regrettable, voire très décevant, que des chercheurs scientifiques, parfois des éminents professeurs, puissent descendre aussi bas sur l’échelle « internationale» de la déontologie scientifique. Il s’agit là, en (A) et (B), de deux cas argumentés (comme exemples illustrés), qui montrent « l’état de siège » imposé à mes travaux, relatifs à l’hercynien marocain, par certains géologues français qui, je pense, croient fermement au fond d’eux-mêmes, qu’ils sont les maîtres parrains de la géologie hercynienne marocaine. C’est malheureux, mais c’est ça la réalité, c’est ça la vérité…
Néanmoins, je reconnais que ce sont, principalement, les universitaires français qui m’ont appris la géologie, lors de mes études universitaires (comme je l’ai précisé auparavant) et qui ont encadré les travaux de ma thèse de troisième cycle à l’Ecole Normale Supérieure Souissi (Rabat). Par l’occasion, je rends un grand hommage au grand homme, le Professeur Henri Gonord, qui m’a bien initié à la recherche en géologie structurale, et comme encadrant de la thèse de 3ème cycle…c’est un homme d’un caractère particulier.
Par ailleurs, un autre aspect de l’état de siège réside dans l’ignorance de l’envoi de mes articles à des revues scientifiques pour publication. Souvent, je ne reçois aucune réponse à propos de l’envoi d’un article; ainsi donc, ni vu, ni entendu. Bref, je pense qu’il y a suffisamment de preuves pour mettre la communauté scientifique devant cette amère réalité qui n’honore pas les scientifiques et, qui porte préjudices à la Science et scientifiques ; scientifiques qui doivent transcender de telles mesquineries.
Comme m’avait dit mon ami Cailleux (dans une lettre du 6/6/1995, quand j’ai lui fait savoir qu’il n’y a pas de formation chaotique entre Rabat et Tiflet, au sud du Bloc de Sehoul, mais une terrible zone de cisaillement) : « « « Es-tu toujours disposé à dynamiter le modèle élaboré par tes ainés ? (J. Monod, l’ex prix Nobel de médecine disait « pour faire avancer la science il faut contester le patron ». Enfin c’est dans l’ordre des choses que la science progresse par erreurs successives ». Dans le verso de la lettre il a écrit : «… Quoique cela me rappelle des affleurements visités par Michard et Ruhland où l’un voyait du tout sédimentaire et l’autre du tout tectonique ». Un peu plus bas il a écrit : « Enfin, oui c’est vrai il y a du pain sur la planche si tout ce que tu avances se révèle exact – Tu donnes un sacré coup de pied dans une fourmilière – Attention où la « Marabunda » (colonne de Fourmies carnivores qui ne laisse après son passage que des os blanchis) des râlons de tous horizons – » » » (cf. lettre).
Bien sûr, rien de tout ce qu’a prévu Cailleux n’est arrivé ; l’argumentation détaillée de la zone de cisaillement ainsi que l’argumentation en faveur de l’absence de la fameuse formation chaotique (voir thèse et Notes et Mémoires) a cloué les becs, donc il ne restait que « circulez, rien vu, rien entendu », comme réplique…
A propos de l’existence d’un chaos rocheux de nature tectonique, dans une zone de cisaillement majeure et non d’une formation chaotique d’âge famenno-tournaisien, le Professeur Henri Gonord (mon encadrant en thèse de troisième cycle) m’avait écrit (lettre du 19/6/1996 ; cf. ci-joint): « …honte à nous qui n’avions pas su voir que ce « wild flysch » n’en était pas… ». Dans un autre paragraphe, de la même lettre, il a écrit : « La Formation d’Aïn el Klab avec intercalations à structure chaotique de type « wildflysch ». Nous y avons indiqué des zones broyées mais pas remis en cause ces sacrés olistolites ou formation à blocs – honte à nous…
Voilà donc, j’ai décidé de partager avec la communauté scientifique les résultats de mes travaux de recherches dans le NW de la Meseta occidentale, zone clé de l’hercynien marocain pour toute fin, scientifique, utile; données scientifiques originales. Comme j’ai partagé avec vous, aussi, ce qui est de la déontologique des scientifiques, qui a été sérieusement bafouée par ceux qui devaient l’honorer. Qu’en pensez-vous ? A vous la balle, à vous de jouer… Je pense qu’il faut lutter contre le « racisme scientifique », comme l’a écrit le Professeur Miguel Angel de San José, dans sa lettre (ci-jointe).
D –Les données géologiques originales qu’on ne veut pas que la communauté scientifique sachent
Ci-dessous, plusieurs importantes nouvelles données d’ordre structural qui vont à l’encontre des idées préétablies (travaux antérieurs) concernant l’hercynien marocain (voir ma thèse sur le site web):
1 – Le Bassin de Sidi Bettache(BSB) (Piqué, 1979) est en fait constitué de deux bassins contigus, distincts dans l’espace et dans le temps (cf. ma thèse) : – le Bassin de Sidi Bettache sens. strict (BSB s.s) à l’Ouest a fonctionné depuis le Faménien supérieur jusqu’au Viséen inférieur, ouvert sous l’action d’une extension E-O ; – le Bassin de Brachwa – Maaziz (BBM) à l’Est, ouvert au Viséen moyen, sous l’action d’une extension N-S.
2 – Le magmatisme basique n’est pas tributaire des bordures du BSB (Piqué, 1979), il est, en fait, exclusivement limité au BSB s.s, où il jalonne, généralement, des failles subméridiennes, notamment celles NNW-SSE.
3 – Deux phases majeures de déformation, d’âge post-viséen – anté permien, affectent les terrains dans la région, la première phase donne des plis P1 ENE – WSW, la deuxième donne naissance à des plis P2 NNW – SSE. Une troisième phase d’âge permien donne des plis P3, localement bien exprimés au niveau du BSB s.s. La première phase de plissement est bien exprimée dans le BBM ; alors que la deuxième phase est bien exprimée dans le BSB s.s et c’est la seule phase de déformation qui a affecté le Môle côtier.
4 –La vergence des structures tectoniques (failles et plis) due à la première phase de déformation est vers le nord et non pas vers le sud comme l’a prétendu Piqué (1979); par conséquent, ce n’est pas le Bloc de Sehoul qui a poinçonné le BSB (Piqué, 1979) depuis le nord, c’est plutôt le Bloc de Zaer – Oulmès qui l’a poinçonné depuis le sud.
5 – Mise en évidence d’une zone de cisaillement majeure constituant la limite nord du domaine hercynien mesetien (Zone de Cisaillement Nord Mesetienne ; North Mesetian Shear Zone), dont la largeur peut atteindre quelques kilomètres, où les roches magmatiques (basaltes de l’Ordovicien ; granites du Protérozoïque supérieur et du Dévonien supérieur et d’autres qui ne sont pas encore datés) et sédimentaires, dont l’âge s’étale depuis le Cambrien jusqu’au Viséen (Carbonifère), constituent un chaos tectonique qui a été (et l’est encore) considéré comme formation chaotique d’âge famenno- tournaisien (Piqué, 1979 ; El Hassani, 1990 ; Michard et al., 2010 ; Tahiri et al. 2010).
6 – Le chevauchement majeur du Bloc de Sehoul vers le sud a eu lieu au Dévonien supérieur, lors de l’ouverture du BSB s.s et non postérieurement au Viséen comme l’a prétendu Piqué (1979) ; le BBM ne s’ouvrira alors que plus tard, lors du Viséen moyen, après rotation du champ des contraintes.
7 – La Meseta (Môle) côtière, ainsi qu’une large bande à l’Est (comprenant le BBS s.s, les Rehamna et les Jbilet centraux, le Haut Atlas occidental, l’Anti Atlas occidental, y compris l’Anti-Atlas allochtone) montrent des traits structuraux de direction subméridienne (notamment NNW – SSE) ; tandis que dans le reste du domaine mesetien et anti-atlasique vers l’Est, dominent les directions structurales sub E-W.
REMARQUE :
Le pli anticlinal que Piqué (1979) a décrit dans sa thèse et qui lui a servi d’argument en faveur de la vergence vers le sud des structures dans le BSB, entre le Bloc de Sehoul au nord et le Bloc de Zaer – Oulmès au sud n’existe plus. Le flanc sud de ce pli, qu’il a décrit (en x= 392,2 ; y = 349,3) sur le versant ouest de la vallée de l’oued Grou, sur le bord nord de la piste de Brachwa (à l’Ouest) – Moulay Idriss (à l’Est) a été enlevé lors des travaux de maintenance de la piste. Cependant, ce pli plurimétrique à décamétrique se trouve sur le flanc sud d’un anticlinal d’échelle cartographique (Anticlinal de Gait Al Kelb) déjeté vers le nord (flanc nord subvertical, alors que le flanc sud a un pendage moyen à faible, avec des « replats » structuraux ; aspect tabulaire local) (cf. thèse).
E – DERNIERS EPISODES DU FEUILLETON:
Après sa retraite, j’ai rencontré Mr. Cailleux, et au cours de notre discussion, je lui ai dit, en lui rappelant sa lettre que « les Fourmies carnivores » ne se sont même pas manifestées quand j’ai « donné un coup de pied dans la fourmilière…» (voir lettre), ils ont tout simplement décidéde m’ignorer totalement et de me boycotter. Mon ami Cailleux m’a répondu alors, entre autre : « …oui, ils ne vont pas accepter facilement…surtout que l’amour propre entre en jeu… ».
Oui, c’est l’histoire de l’amour propre qui est entré en jeu !!! A dieu, donc, la science. Qui es-tu, toi qui ose démolir les édifices des grands maîtres ? Bien qu’il s’agisse de la science. Je n’ai pas cherché à démolir leur édifice en construisant le mien. D’ailleurs, j’étais ouvert sur tout le monde, je leur tendais la main, mais en vain. Je n’avais aucun complexe à ce que le Professeur Michard, par exemple, soit le premier auteur d’un article, par exemple celui concernant la Zone de Cisaillement Nord Mesetienne ; d’ailleurs c’est pour cela que j’ai lui envoyé la thèse en proposant une révision des données concernant le domaine hercynien marocain (cf. ci-dessus). Il y a aussi le Prof. Christian Hoepffner, de la Faculté de Sciences de l’Université Mohamed V de Rabat, à qui j’ai tendu la main, en lui proposant d’être le directeur de ma thèse d’Etat et, j’ai lui proposé un terrain dans l’extrême Est du Maroc, dans la région de Talsint – Bou Arfa – Figuig, loin des régions où ils ne veulent pas m’y voir travailler (loin de la Meseta nord occidentale où ma thèse de troisième cycle a constitué une tache d’huile où les nouvelles données vont s’étaler à l’ensemble du domaine hercynien NW mesetien), mais il a esquivé, diplomatiquement, ma demande. Sans parler, notamment, des Professeurs Tahiri et El Hassani de l’Institut Scientifique et du feu Prof. Fadli et le Prof. Zahraoui de la Faculté des Sciences… Ils n’ont jamais voulu me parler directement et franchement, ils me faisaient passer leurs« requêtes » via Yves Cailleux (avant qu’il parte en France) et, quand je voulais leur parler directement, à ce propos, Mr Tahiri, par exemple, trouvais toujours une façon de me dire qu’il n’y a aucun problème avec moi… pas de problèmes entre nous les marocains.
D’autres scènes de ce feuilleton concernent mes communications lors des colloques et congrès ; les hercynologues français et marocains (de l’Ecole française) suivent le même mot d’ordre : ou bien ils quittent le lieu de la présentation avant le début de la communication ; ou bien ils restent sur place, mais ni vu, ni entendu, c’est comme je n’ai rien dit… vive la science… grand hommage, ou plutôt dommage à l’esprit scientifique !!!!!
Bref, c’étaient là quelques flashbacks de tout un décevant feuilleton qui ne fait pas honneur à la communauté scientifique, notamment aux géologues français…Comme je l’ai dit, ci-haut, ce sont les français qui m’ont appris la géologie, donc, en principe, je suis leur disciple ; ils devraient alors être fiers qu’ils ont pu former des géologues compétents et, si par contre ils pensent que j’ai raconté n’importe quoi dans ma thèse, ils n’avaient qu’à me démolir lors des rencontres scientifiques internationales pour que je disparaisse et, ne remette plus les pieds dans ce domaine.
J’ai bien aimé que l’occasion se présente pour moi pour rendre hommage aux géologues hercynologues français [bien sûr je rends hommage, surtout, à Henri Gonord, responsable de la formation de DEA (Diplôme des Etudes Approfondies de jadis et mon encadrant de la thèse de troisième cycle (de jadis), à l’ENS Souissi – Rabat ; comme je rends hommage aussi à mon ami Yves Cailleux qui m’a partagé mes préoccupations scientifiques et tous mes soucis], mais malheureusement, ils ont raté le coche, comme on dit ; tout simplement ils se sont mal comportés.
Le meilleur pour la fin (extrait de l’avant-propos de la thèse)
En guise de fin, je réserve une place à part à ceux de l’autre rive du Détroit de Jabel Tarik (Gibraltar) qui ont contribué de manière déterminante à l’aboutissement final de ce travail. Avant de parler des personnes, j’aimerai tout d’abord rendre un vibrant hommage aux revues géologiques espagnoles qui se sont distinguées par une moralité sans failles, basée sur le respect des valeurs humaines et scientifiques. Au moment où des revues scientifiques, ailleurs, ne se donnaient même pas la peine de m’informer de la réception des articles qui leur ont été envoyés ou ne donnaient aucune suite à la première réponse – quand il leur arrivait d’informer-, les revues espagnoles ont brillé par le scrupuleux respect des règles du jeu qu’exige le devoir scientifique ; la science est universelle. C’est là une attitude qui fait honneur à la communauté scientifique en général et espagnole en particulier. Quant aux personnes qui font partie intégrante du cercle de ceux qui ont aidé à l’épanouissement et l’aboutissement de ce travail, je commence par le collègue, le Professeur Miguel Angel DE SAN JOSE, de l’Université de Complutense de Madrid ; qu’il sache que je me trouve dans l’incapacité de lui exprimer ma profonde reconnaissance pour tout ce qu’il a fait. Le jeune chercheur Augustin P. PIEREN m’a consacré de précieux moments pour faire des choses que seul un véritable ami puisse faire. Je ne trouve pas les mots qu’il faut pour le remercier autant. Je dis tout simplement que si la communauté scientifique avait affaire à de telles personnes, la notion de frontières se résorbe et seule la dimension humaine des relations en est alors devise quotidienne.
ANNEXE
Quelques pièces de conviction
à propos du
blocus scientifique
A/ Miguel Angel de San José
1- L’article a reçu le feu vert du staff de publication


2 – L’article est refusé par les reviewers français sans lecture


B- La correspondance avec André Michard à propos d’une discussion scientifique

C- Yves Cailleux a écrit à propos de la NMSZ

D- Henri Gonord a écrit à propos de la ZCNM

E- Le véritable blocus scientifique
Il consiste au boycott total de mes travaux ; je ne suis cité nulle part dans les listes bibliographiques des livres, des revues et des articles scientifiques. Pourtant certaines de mes données sont utilisées sans donner aucune de référence comme, par exemple, le chevauchement (ou charriage ?) du « Bloc de Sehoul » vers le sud à la fin du Dévonien.
Vous pouvez le vérifier par vous-même
